Jean-Philippe Thierry commente sa réélection au poste de président de l’Association des Rendez-vous de septembre, qui organise tous les ans le Congrès de la réassurance mondiale à Monte-Carlo. En tant que vice-président de l’Autorité de contrôle prudentiel, il donne également son appréciation des perturbations actuelles sur les marchés financiers et dans la zone euro sur les bilans des assureurs.
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Par La rédaction, LE 13 septembre 2011, 12:09Vague de nominations chez CCR
Par La rédaction, LE 11 septembre 2011, 14:09Jean-Paul Burdeau, directeur de la souscription vie et assurances de personnes de Caisse Centrale de Réassurance (CCR) depuis 2004, succède à Loïc Roccon en qualité de directeur du service vie et assurances de personnes.
Loïc Roccon est nommé en tant que chargé de mission auprès de Marc Hannebert, directeur général adjoint en charge de la réassurance de marché de CCR.
Patrick Delalleau, directeur de la zone traités Europe de CCR, se voit confier également la fonction de directeur du portefeuille Traités non vie. Rattaché à Marc Hannebert, il aura en charge l’élaboration et le suivi de la politique de souscription.
La facture d’Irène moins lourde que prévue
Par La rédaction, LE 11 septembre 2011, 14:09
Depuis Katrina en 2005, de sinistre mémoire pour les Américains et pour les (ré)assureurs, aucun ouragan n’avait fait trembler à ce point l’Amérique et la « planète finances ». Comme toujours en pareille situation, les estimations les plus floues circulent. Du simple au triple, rien n’est sûr. Malgré tout, l’ouragan Irène, rétrogradé en tempête tropicale dans la journée du dimanche 28 août, a provoqué de nombreux dommages, et semé la panique jusque dans les milieux financiers, en raison de la place centrale de la bourse de Wall Street, pas franchement au mieux de sa forme ces derniers temps… Côté assureurs et réassureurs, la vigilance était aussi à son comble, après un premier semestre 2011 déjà plombé par les catastrophes au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande, qui se sont traduites par des pertes nettes pour nombre d’entre eux. Au final, bien que salée, la facture « d’Irène » s’annonce en tout cas, a priori, parfaitement gérable pour le marché. Selon la société de modélisation Eqecat, la note serait ainsi comprise entre 200 M$ et 400 M$ (entre 138 et 276 M€) pour les seuls dommages couverts par les assurances dans les états de Caroline du Nord et du Sud. Ce qui ne constitue qu’une estimation fragmentaire des dommages assurés, à reporter aux 10 Md$ de dommages évoqués par certaines sources, imputables notamment aux inondations après le passage d’Irène sur New-York et ses banlieues. Le gouverneur du New-Jersey allait même, dimanche 28 août, jusqu’à évoquer des dommages qui se montraient « à des milliards de dollars ou même à des dizaines de milliards de dollars ». Selon la société de modélisation Kinetic Analysis, le coût d’Irène pourrait ainsi s’établir entre 5 à 10 Md$. Bref, il est trop tôt pour avoir un bilan chiffré précis du passage d’Irène, qui avant même de frapper New-York, avait fait des victimes et causé des dommages sur sa trajectoire et la fourchette reste, pour l’heure, très large. Ce qui est sûr, c’est qu’à chaque fois le même débat resurgit. Alors que l’incurie et la désinvolture du gouvernement Bush au moment de l’ouragan Katrina, le 29 août 2005 (dont le bilan a été très lourd : 1 836 morts et 71 Md$ de dommages pour les assureurs et réassureurs), avaient suscité une réaction indignée de la part des Américains et de la communauté internationale, cette fois il est reproché aux autorités d’avoir voulu trop en faire en déclarant l’état d’urgence, en évacuant des millions d’habitants, et en neutralisant les transports en commun et les vols internationaux au départ ou à l’arrivée de New-York ! Ce qui engendrera aussi des frais pour les (ré)assureurs…
Les agences de notation saluent la robustesse de la réassurance
Par La rédaction, LE 11 septembre 2011, 14:09
Malgré les catastrophes du premier semestre 2011 qui ont légèrement entamé le surplus de capital des réassureurs, et quelques facteurs d’incertitude pour la suite, Moody’s, Fitch et Standard & Poor’s soulignent la robustesse du secteur. Un signal positif à la veille des Rendez-Vous de Septembre, manifestation qui réunira à Monte-Carlo toute la réassurance à partir du samedi 10 septembre.
Bien que souvent décriés, y compris par les acteurs eux-mêmes, les avis des agences de notation restent très attendus par l’ensemble du marché avec, sinon appréhension, en tout cas attention. Autant dire que les signaux relativement positifs sur le secteur de la réassurance envoyés par les principales agences, à quelques jours de l’ouverture des rendez-vous internationaux du secteur à Monte Carlo, sont les bienvenus, a fortiori dans un contexte macro-économique et financier où les mauvaises nouvelles s’accumulent jour après jour… !
Moody’s a ainsi revu son appréciation de l’avenir à moyen terme de la réassurance, en rehaussant la perspective du secteur de «négative» à « stable ». L’agence observe qu’en dépit de l’enchaînement d’événements naturels importants au premier semestre (dont le coût total de dommages assurés est estimé par Standard & Poor’s à 60 Md$), qui ont consommé le budget annuel cat’ de certains réassureurs, les hausses de tarifs obtenues par les réassureurs dans les zones et les branches concernées par cette sur-sinistralité sont positives et signes de la bonne discipline de souscription des principaux acteurs. Quant aux autres zones et branches, les tarifs n’ont pas faibli.
Tout en soulignant que le second semestre sera déterminant, notamment en raison de la saison cyclonique en cours aux Etats-Unis, Moody’s anticipe donc des renouvellements au 1er janvier 2012 stables au plan des tarifs, avec des hausses très ciblées en fonction de la sinistralité, rendues d’autant plus nécessaires, selon les analystes de l’agence, que les prix de la rétrocession devraient eux aussi se durcir. Un avis que ne partage pas tout à fait Standard & Poor’s (qui maintient la perspective du secteur à « stable »), qui estime qu’une baisse des tarifs pour 2012 est possible en cas de deuxième semestre sans événement majeur qui remette en cause le niveau de fonds propres des réassureurs. L’agence prévient en outre qu’il y aura sûrement des « perdants » et des « gagnants » à l’issue de l’année, et que les prévisions de résultats de certains réassureurs pourraient être moins élevés qu’annoncés pour l’exercice 2011. « Les augmentations tarifaires que nous avons observées ne sont pas suffisantes pour retourner l’ensemble du marché ; certaines sont même insuffisantes au regard des risques souscrits », explique Standard & Poor’s.
La probabilité d’une baisse des tarifs est abondée par Fitch (perspective également « stable » sur le secteur) qui, en raison du ralentissement économique dans la plupart des marchés matures, anticipe une baisse de la demande en assurance directe, qui se répercuterait sur la demande de réassurance. Bref, « jusqu’ici tout va bien », selon la formule consacrée, et le secteur est suffisamment capitalisé pour encaisser encore quelques chocs d’ici à la fin de l’année. Tout dépendra de l’intensité et de la fréquence de ces événements, et de l’orientation que prendront les marchés financiers et l’environnement économique dans les prochains mois. Car, malgré tout, comme le souligne Standard & Poor’s, si les réassureurs ont pu compter ces cinq dernières années sur leurs réserves pour soutenir leurs résultats, cette pratique risque d’être de plus en plus difficile…
Catherine Dufrêne
Michel Hideux, directeur général d’Aon Benfield France
Par La rédaction, LE 15 septembre 2010, 09:09Michel Hideux, directeur général d’Aon Benfield France, revient sur le contexte général du marché de la réassurance et rappelle combien le rôle du courtier y est central.
Concentration au sommet pour la réassurance mondiale
Par La rédaction, LE 15 septembre 2010, 08:09Au coeur des 54ème rendez vous de septembre, Jean-Philippe Thierry, président de l’association organisatrice de la manifestation, a dressé un tableau de la réassurance et un bilan de son évolution sur les douze derniers mois. Si avec un volume de primes de 132 milliards d’euros, ce marché est resté stable en 2009 à l’image de l’assurance, il ne marque pas moins quelques mouvements dans sa configuration. Après l’arrivée de Bermudiens en 2008, ce fut au tour en 2009 des assureurs du Lloyds (Amlin,Catlin, Novae Re) de s’installer en Europe continentale. Il est encore trop tôt pour prédire un mouvement de concentration mais d’autres opérations, notamment la cession de Transamerica, pourraient suivre cette année, le rachat de Secura par QBE et la fusion de Harbor Point et Max sous le nom d’Alterra. Pour l’heure, la concentration s’opère surtout dans le ranking des réassureurs, l’écart se creusant entre les deux têtes de liste Munich Re à 22,7 milliards d’euros de primes nettes et son challenger, Swiss Re à 16 milliards d’euros. Les cinq premiers réassureurs mondiaux mobilisent aujourd’hui 47% du marché actuel contre 17 % il y a trente ans. La même concentration se retrouve au sein du courtage, Aon Benfield, numéro un pesant autant que Guy Carpenter et Willis Re réunis.
Un marché consolidé donc mais qui ne sera pas épargné dans les prochains mois par quelques facteurs d’instabilité.
Pierre Arnal, directeur général d’Actuaris
Par La rédaction, LE 15 septembre 2010, 08:09Pierre Arnal, directeur général d’Actuaris analyse les conséquences futures de Solvabilité 2 sur le secteur de la réassurance, tout en rappelant que le secteur est soumis, en France, à d’autres préoccupations réglementaires.
Daniel Fortuit, secrétaire général de l’association des Rendez-vous de Septembre
Par La rédaction, LE 15 septembre 2010, 08:09Daniel Fortuit, secrétaire général de l’association des Rendez-vous de Septembre, dresse un premier bilan de cette 54ème édition de ce grand rassemblement mondial de la réassurance.
Mardi 14 septembre : apparente sérénité des cédantes
Par La rédaction, LE 15 septembre 2010, 08:09Sans l’ombre d’un doute, les cédantes s’attendent à une baisse des tarifs,… que les réassureurs espèrent « contenue » ! Il règne donc à Monaco un calme apparent derrière lequel se cache néanmoins quelques exceptions assurantielles françaises qui font débat : l’auto illimitée ou encore le régime Cat’ Nat’.
Bruno Costes, directeur de la réassurance d’Allianz France
Par La rédaction, LE 15 septembre 2010, 08:09Bruno Costes, directeur de la réassurance d’Allianz France expose la position des cédantes face à la baisse attendue des prix de la réassurance.
