L’édition 2011 des Rendez-vous de septembre s’achève ce soir. Le premier bilan à tirer de cette 55ème rencontre de la réassurance mondiale concerne bien évidemment les tarifs. Conformément au scénario habituel, les cédantes les envisagent à la baisse, alors que les réassureurs évoquent une légère hausse prétextant les catastrophes naturelles du premier semestre 2011 et une hausse de la sinistralité. «Tout est calme, avance Daniel Fortuit, président du comité Cessions à la FFSA. Enfin, tout est calme sur le plan technique, parce que sur le plan financier, il y a pas mal de problèmes. » Une affirmation qui se passe de commentaires ! Il poursuit : « Ici, on va discuter les prix notamment sur les traités événements naturels qui sont les plus gros budgets pour les réassureurs ». Et là, les cédantes espèrent que les prix vont baisser parce que l’Europe n’a pas connu de catastrophe ces derniers temps, alors que les réassureurs pensent que les prix vont augmenter en raison des récentes catastrophes en Asie, aux Etats-Unis et en Nouvelle Zélande. Voilà pourquoi beaucoup d’acteurs estiment qu’il est aujourd’hui impossible d’évoquer un tarif, mais bien le segmenter selon les zones du globe. Un avis que confirment les renouvellements asiatiques et américain intervenus respectivement le 1er avril et le 1er juillet.
Néanmoins, si hausse il y a, celle-ci devrait être modérée conformément à la tendance déjà installée depuis quelques temps. « Nous assistons à une tendance de fond avec des augmentations raisonnables sur un marché comportant encore certaines poches de business où les augmentations tarifaires ne s’appliquent pas et sur lesquelles nous estimons que les conditions ne sont pas satisfaisantes. Mais celles-ci vont en diminuant », souligne Victor Peignet, directeur général de Scor Global P&C.
Reste une incertitude : la nouvelle version du modèle RMS lancée tardivement en juillet dernier. En effet, courtiers et réassureurs n’ont pas encore pu intégrer les conséquences de celle-ci sur leur tarif, mais pensent l’avoir fait d’ici Baden Baden, tout en soulignant que ce modèle, parmi d’autres, ne fait pas obligatoirement autorité !

