A l’heure du premier bilan, c’est le calme qu’il faut retenir, même si de toute évidence, une préoccupation reste dans tous les esprits : quelle incidence Solvabilité 2 aurait, à terme, sur le marché.
A l’heure du premier bilan, c’est le calme qu’il faut retenir, même si de toute évidence, une préoccupation reste dans tous les esprits : quelle incidence Solvabilité 2 aurait, à terme, sur le marché.
François Vilnet, président de l’Association des professionnels de la réassurance en France (Apref), fait le point sur les enjeux des renouvellements pour 2011 côté réassureurs, et sur les conséquences de Solvabilité 2.
Thierry Masquelier, président de la CCR, évoque la réforme du régime des catastrophes naturelles de 1982.
Michel Hideux, directeur général d’Aon Benfield France, revient sur le contexte général du marché de la réassurance et rappelle combien le rôle du courtier y est central.
Au coeur des 54ème rendez vous de septembre, Jean-Philippe Thierry, président de l’association organisatrice de la manifestation, a dressé un tableau de la réassurance et un bilan de son évolution sur les douze derniers mois. Si avec un volume de primes de 132 milliards d’euros, ce marché est resté stable en 2009 à l’image de l’assurance, il ne marque pas moins quelques mouvements dans sa configuration. Après l’arrivée de Bermudiens en 2008, ce fut au tour en 2009 des assureurs du Lloyds (Amlin,Catlin, Novae Re) de s’installer en Europe continentale. Il est encore trop tôt pour prédire un mouvement de concentration mais d’autres opérations, notamment la cession de Transamerica, pourraient suivre cette année, le rachat de Secura par QBE et la fusion de Harbor Point et Max sous le nom d’Alterra. Pour l’heure, la concentration s’opère surtout dans le ranking des réassureurs, l’écart se creusant entre les deux têtes de liste Munich Re à 22,7 milliards d’euros de primes nettes et son challenger, Swiss Re à 16 milliards d’euros. Les cinq premiers réassureurs mondiaux mobilisent aujourd’hui 47% du marché actuel contre 17 % il y a trente ans. La même concentration se retrouve au sein du courtage, Aon Benfield, numéro un pesant autant que Guy Carpenter et Willis Re réunis.
Un marché consolidé donc mais qui ne sera pas épargné dans les prochains mois par quelques facteurs d’instabilité.
Pierre Arnal, directeur général d’Actuaris analyse les conséquences futures de Solvabilité 2 sur le secteur de la réassurance, tout en rappelant que le secteur est soumis, en France, à d’autres préoccupations réglementaires.
Daniel Fortuit, secrétaire général de l’association des Rendez-vous de Septembre, dresse un premier bilan de cette 54ème édition de ce grand rassemblement mondial de la réassurance.
Sans l’ombre d’un doute, les cédantes s’attendent à une baisse des tarifs,… que les réassureurs espèrent « contenue » ! Il règne donc à Monaco un calme apparent derrière lequel se cache néanmoins quelques exceptions assurantielles françaises qui font débat : l’auto illimitée ou encore le régime Cat’ Nat’.
Bruno Costes, directeur de la réassurance d’Allianz France expose la position des cédantes face à la baisse attendue des prix de la réassurance.
Signe de la sortie de crise, après deux ans de mise au placard, la titrisation est à nouveau fréquentable. Les ILS, -Insurance Linked Securities- ont droit aux honneurs des rendez vous de Monte Carlo.
Munich Re leur a dédié une présentation le lundi 13 septembre insistant sur la pluralité de ces solutions alternatives de transfert de risques. Pour autant ce sont les Cat’Bonds qui restent dans le vent. Les émissions au premier semestre ont augmenté de 40% par rapport à 2009 et leur volume devrait atteindre cette année celui de 2007. 85 % concernent aujourd’hui les USA mais des titrisations de tempêtes en Europe et de tremblements de terre au Japon sont à l’étude. Enfin, toujours dans le domaine de la diversification des solutions de transfert de risques, Scor a créé l’événement à Monte-Carlo en annonçant une innovation : le capital contingent. Déclenchée en cas de catastrophes majeures (tremblements de terre, tempêtes…), cette protection financière de
150 millions d’euros pour une durée de 3 ans sera accordée au réassureur par la banque suisse UBS sous la forme d’ une ligne d’émission d’actions.