Articles pour la categorie ‘En coulisse’

Que de questions suite à l’affaire du Mediator !

Par La rédaction, LE 13 octobre 2011, 19:10

Atelier N°6, Réavie. Autour d’Henri Laurent, directeur général de SwissLife Prévoyance et Santé, deux députés, l’un de droite Yves Bur, l’autre de gauche Gérard Bapt, mais un seul sujet : le médicament. Un thème devenu pour ces deux médecins l’objet d’une véritable expertise encore amplifiée depuis que l’affaire du Mediator a pris l’ampleur que nous lui connaissons. Yves Bur prévient d’emblée l’auditoire, à la fois sur « l’accoutumance des laboratoires pharmaceutiques à ne pas être contrôlés alors qu’il existe des règles » et que « en matière de médicament, dès que l’on veut toucher quelque chose, on touche au moins à un intérêt !». Evoquant la loi sur la sécurité du médicament aujourd’hui en discussion, il estime que la question centrale est l’expertise, « une expertise responsable, indépendante et transparente ».
Gérard Bapt, complète le sujet en suggérant d’éradiquer « la contiguïté très forte entre les laboratoires pharmaceutiques, l’information et la formation des médecins ».
Une fois ce décor à nouveau planté, les grandes questions s’invitent au débat. Faut-il ou non autoriser les actions de groupe ? Et dans quel but pour l’assurance ? Là encore le député PS de Toulouse et également président de la mission « Mediator » prend une position très tranchée :
« De manière générale je suis opposé aux Class actions à l’américaine, cependant, quant un laboratoire américain sait ce qu’il risque avec ce type de procédure, il réfléchit à deux fois avant de maintenir la commercialisation d’un médicament si le moindre doute existe. Ainsi, outre-Atlantique, les procès contre l’Isoméride ont abouti à 11 milliards d’euros d’indemnités aux Etats-Unis contre 1 million d’euros pour les 3 actions en justice menées en France ». Il conclut en réclament « des actions de groupe menées de façon responsable sur le domaine de la santé ». Un avis qui suscite l’intérêt des assureurs sous l’angle « gestion des risques » et « calcul des primes » d’une couverte au contour pour le moins différent.

Cette question de la class action, tout comme celles liées à l’évolution des degrés de remboursement ou encore aux transmissions de données de santé, et à la responsabilité des complémentaires santé, sont révélatrices et peut-être annonciatrices de changements. Ainsi, comment interpréter les propos d’Yves Bur lorsqu’il lance « Quand on dérembourse, on constate un report de prescription en général vers des produits plus chers. La question triviale est donc de savoir s’il vaut mieux rembourser un médicament inutile que rembourser un médicament cher…et parfois tout aussi inutile.» Une introduction parfaite à l’incontournable sujet du « payeur aveugle » dont le remède serait la transmission des codes pour que les assureurs puissent maîtriser leurs risques en ayant une approche plus rationnelle en fonction de l’utilité thérapeutique. Et voilà que cette solution suscite immédiatement des remarques de l’auditoire : n’y a-t-il pas un risque pour les mutuelles de voir leur responsabilité engagée si elles choisissent de rembourser à 100 % un médicament qui, plus tard se révèlerait dangereux ? Les deux députés restent cois tandis que dans la salle un participant s’indigne soulignant qu’entre le consommateur-patient et la complémentaire santé, il y en a un qui doit engager sa responsabilité : le médecin !


650 personnes attendues à Réavie 2011

Par La rédaction, LE 12 octobre 2011, 19:10

C’est sous une météo particulièrement clémente que vient de s’ouvrir la 22 ème édition de Réavie, le rendez-vous international des assureurs et de personnes. Plus de 650 personnes seront présentes pendant ces deux jours très riches en ateliers et en conférences.