Voilà, c’est fait. Avec près de deux mois de retard, le député Louis Giscard d’Estaing a remis fin juillet son rapport sur le métier de CGP. Un texte qui fait débat chez les professionnels de la gestion de patrimoine. Nous avons profité de Patrimonia pour demander leurs avis aux présidents des associations CIF présents sur le salon.
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Next Page »L’épargne retraite collective : un vivier de business pour les CGPI
Par La rédaction, LE 3 octobre 2011, 06:10L’épargne retraite est, sans conteste, un marché à fort potentiel, y compris pour les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). « Le taux de remplacement, c’est-à-dire la différence entre le dernier salaire et le montant de la pension, va baisser, notamment pour les cadres. Il va se situer à 43% en 2050, contre 56% aujourd’hui », a rappelé Cécile Merine, directrice marketing et développement produits de Swiss Life lors de l’atelier consacré à l’épargne retraite et salariale qu’elle a co-animé à la convention Patrimonia. Or, « c’est à l’intérieur de l’épargne collective que l’épargne retraite va se développer », a expliqué Jérôme Dédeyan, président du courtier grossiste Debory, le second animateur de l’atelier. En d’autres termes, pour accroître leur activité retraite, les CGPI ont intérêt à distribuer des produits d’épargne retraite… d’entreprise. D’abord parce les potentiels de développement y sont importants : seules 27% des entreprises françaises disposent d’un dispositif d’épargne retraite (article 39 et/ou article 83) et 12% d’un Perco. Ensuite parce ce qu’une fois installés, ces dispositifs sont généralement renégociés tous les cinq ans seulement. Ce qui permet aux CGPI de bénéficier durant cette période de revenus récurrents. Enfin, cela permet aux CGPI d’optimiser leur démarche commerciale. En plaçant un produit d’épargne retraite dans une entreprise, ils peuvent « vendre » un dispositif sur mesure au dirigeant, voire le convaincre de gérer l’ensemble de son patrimoine. A l’inverse, en conseillant des PDG sur leurs placements, ils peuvent accéder à l’épargne retraite de leurs salariés. Et bonne nouvelle : la réforme des retraites de novembre 2010 a introduit de nombreuses mesures favorables à l’essor de l’épargne retraite collective, dont l’obligation d’ici le 1er janvier 2013 aux entreprises disposant d’un plan d’épargne entreprise (PEE) de mettre en place un Perco ou un article 83. L’obligation d’information sur la retraite a été également renforcée. « Une meilleure information, cela signifie une plus grande incitation à épargner en vue de préparer sa retraite », a souligné Jérôme Dédeyan. Reste que les CGPI doivent aborder le marché avec modestie. « N’essayez pas au début de rentrer dans un groupe du CAC 40 », a prévenu Jérôme Dédeyan aux CGPI présents dans la salle.
Vos clients sont-ils toujours réceptifs à l’assurance vie ?
Par La rédaction, LE 2 octobre 2011, 08:10Baisse de la collecte et des rendements, dette souveraine…..Le risque que les Français boudent leur placement préféré est-il envisageable ? Nous sommes allés demander aux conseillers en gestion de patrimoine si leurs clients étaient aujourd’hui toujours réceptifs à l’assurance vie. Les réponses, contrastées, reflètent bien les perceptions différentes actuellement sur le marché.
Variable annuities : les rendements devraient eux aussi baisser
Par La rédaction, LE 30 septembre 2011, 15:09Variable annuities : les rendements devraient eux aussi baisser
Visiblement, les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) s’intéressent de près aux contrats à annuités variables, plus communément appelés « variable annuities ». L’atelier organisé sur ce sujet dans le cadre de la convention Patrimonia a fait salle comble. Les questions ont été particulièrement nombreuses. Ce produit, qui allie revenu complémentaire garanti, « effet cliquet » (les performances réalisées une année sont définitivement acquises à l’épargnant) et sortie en rentes viagères, tout ceci avec la fiscalité de l’assurance vie, est, il est vrai, particulièrement complexe.
Les intervenants n’ont pas caché que ce type de contrat hybride, apparu en France il ya seulement 3 ans, présente aussi des inconvénients, comme l’absence de garantie sur le capital et des frais de gestion très élevés (de l’ordre de 2,5% par an contre 1% en moyenne pour une assurance vie classique). Surtout, les rendements élevés actuels pourraient baisser dans les prochains mois. Si les « variable annuities » commercialisés actuellement par Axa, Allianz et AG2R La Mondiale (les 3 seuls acteurs présents sur le marché français) proposent aujourd’hui des taux compris entre 4% et 4,5%, ces derniers pourraient avoisinner plutôt les 3% en 2012.
La faute à la volatilité des marchés financiers qui coûte cher aux assureurs. Une forte hausse joue en faveur de l’épargnant grâce à « l’effet cliquet » qui augmente le montant du futur revenu complémentaire. Si cette phase haussière est suivie par une longue période baissière, c’est à l’assureur de compenser. Or, les compagnies vivent actuellement cette situation. « Les assureurs ne pouvant relever les frais de gestion dont les niveaux sont déjà élevés, ils risquent de devoir baisser les rendements des nouveaux contrats », a expliqué Philippe Chaumeret, directeur général d’Aprep Diffusion. L’autre intervenant de l’atelier, Laurent Jumelle, directeur partenariat vie chez Allianz, partage l’analyse. D’où son conseil lancé aux CGPI présents dans la salle « dites à vos clients de souscrire maintenant à des variable annuities tant que les rendements sont encore élevés. »
La crise s’invite à Patrimonia, mais sur le mode ma non troppo
Par La rédaction, LE 30 septembre 2011, 13:09La fin de l’été a modifié en profondeur les perspectives que les CGPI pouvaient envisager pour la fin de l’année 2011 et le début 2012. Le deuxième épisode de la crise entamée en septembre 2008 impacte certes leur activité, mais ils semblent aujourd’hui plus solides et mieux armés pour y faire face, à la fois pour eux-mêmes et pour leurs clients. Le pessimisme est plutôt à chercher du côté des analystes et des observateurs qui n’hésitent pas à parler de naufrage.
LifeSide Patrimoine propose un nouveau fonds euros
Par La rédaction, LE 30 septembre 2011, 10:09LifeSide Patrimoine (ex-April Patrimoine), la plateforme dédiée aux courtiers et aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), désormais propriété de Crédit Agricole Assurances, a présenté, à l’occasion de la convention Patrimonia, un nouveau fonds en euros dit « dynamique ». Baptisé « NeoEuro Garanti », ce contrat comprend une « poche » investi dans le support en euros de Spirica (ex-Axeria Vie) à hauteur d’au moins 70% et une poche « booster » représentant au maximum 30% du capital. Cette dernière, gérée par la Société privée de gestion de patrimoine (SPGP), est composée d’actions européennes de grande capitalisation, des meilleurs fonds mondiaux et d’obligations d’Etat.
Solvabilité 2 augure “des rendements durablement faibles”, selon deux spécialistes de la gestion de patrimoine
Par La rédaction, LE 30 septembre 2011, 10:09LifeSide Patrimoine et Sunny Asset Management affirment que les assureurs vont perdre leurs marges de manœuvre pour offrir des rendements élevés sur les fonds en euros, après l’application de Solvabilité 2. Ces deux spécialistes ont montré au cours de leurs ateliers organisés à Patrimonia, comment la triple contrainte de renforcer les fonds propres, d’instaurer de nouvelles boucles de contrôle et d’informer les parties prenantes, allait plomber l’ingéniosité des placements. “Les compagnies d’assurance finiront toutes par afficher des taux bas”, a déclaré Jacques Cadenat, directeur de gestion de Sunny Asset Management. “Solvabilité 2 nous dit : “vous faites ce que vous voulez, à condition d’avoir du capital”. Conséquence, les choix d’investissements seront fait davantage en fonction de la comptabilité des compagnies que d’une anticipation économique”, a-t-il expliqué. Prenant l’exemple de la détention, sur 10 ans, d’une obligation Renault cotée BB par Standard & Poors, il a ainsi montré que de la marge de solvabilité requise serait, à compter de 2013, de 45 euros pour 100 euros investis. Le même choix, auparavant, n’impliquait de réserver que 4 euros de fonds propres.
“C’est un changement fondamental dans la gestion des fonds en euros”, a-t-il commenté. Les solutions d’avenir passent, selon lui, par les fonds euros dynamiques, combinant des obligations sur cinq ans avec une part minoritaire, de 10 à 25 % d’actifs “opportunistes”.
“J’ai l’impression d’être à une table du Titanic, mon voisin me demandant le sel tandis que le bateau coule”
Par La rédaction, LE 30 septembre 2011, 09:09Les congressistes de Patrimonia n’auront pas perdu leur temps, ce matin, en assistant à la conférence inaugurale sur l’emballement des marchés financiers.
Pas de langue de bois. La classe politique, les hedges funds et les banques ont été les cibles des trois débatteurs invités, l’économiste Karine Berger, l’ancien trader Marc Fiorentino, directeur associé de AlloFinance.com, et le président de NYSE Euronext Dominique Cerutti. L’instabilité économique est due à un double défaut de maîtrise des gouvernements, sur les phénomènes spéculatifs et sur l’endettement de leur pays, ont-ils expliqué en substance. Leurs solutions sont radicales. “Il faut une régulation extrêmement forte et couper le lien entre les banques d’investissement et les banques de dépôt, ce qui aurait dû être déjà fait en 2008″, a proposé Karine Berger. Les banques européennes ayant utilisé les aides publiques à des fins spéculatives, elles doivent à présent “faire la vérité sur la valeur de leurs bilans”. “Il leur faut admettre que certains de leurs actifs ne sont pas correctement “pricés” et que les pays ne pourront pas rembourser intégralement”, a-t-elle tranché. “La valeur de la dette grecque est passée de 100 à 40. Celle de l’Irlande vaut 70, celle de l’Espagne 80, celle de l’Italie 95. Comment le sait-on ? Par la cotation des produits dérivés de couverture (CDS), qui permettent de savoir leur prix”. Elle a cité l’exemple d’Axa, qui a coté la dette grecque à 40 % de sa valeur.
Dominique Cerutti, président de NYSE Euronext, s’en est pris au fonctionnement holistique des 9 000 hedges funds et à l’opacité des transactions boursières : “En Europe, nous n’avons toujours pas de régulation centralisée pour les 132 places différentes qui traitent les échanges d’actions”.
Marc Fiorentino, directeur associé de Allofinance.com, était le plus remonté des trois débatteurs sur la responsabilité de la classe politique française et européenne, “largement incompétente”. “Qu’attendent-ils ? J’ai l’impression d’être à une table du Titanic, mon voisin me demandant le sel tandis que le bateau coule. Il faut restructurer la dette, puis réajuster les dépenses aux revenus”.
Assurance vie : baisse de la collecte des contrats en UC
Par La rédaction, LE 29 septembre 2011, 15:09La baisse de la collecte en assurance vie ne touche pas seulement les fonds en euros. Selon les dernières statistiques de la FFSA et du GEMA, la collecte des contrats d’assurance vie en unités de compte (UC) s’élève à 1,1 milliard d’euros au mois d’août 2011. Elle s’établit sur les 8 premiers mois de l’année 2001 à 13,6 milliards d’euros cumulés, en baisse de 2 %. Par ailleurs, la performance des contrats UC est négative en août (- 4,3 %) et sur les huit premiers mois de l’année (- 4,8 %), La part des supports UC dans l’ensemble des cotisations d’assurance vie représente 15 %, soit un point de plus qu’à fin 2010.
L’attrait des banques pour le dollar
Par La rédaction, LE 29 septembre 2011, 15:09Quelques instants plus tard, Marc Fiorentino, le dirigeant de AlloFinance.com, s’interroge sur la sous-valorisation des grandes entreprises cotées, dont les banques. “Il y a quelques mois, on venait vous dire qu’à 30 euros l’action, vous faisiez une bonne affaire en prenant des Société Générale. Aujourd’hui, les mêmes se satisfont de la voir à 17 ou 19 euros, après qu’elle fut descendue à 15 euros. Si quelqu’un peut me dire ce que vaut la Société générale, je suis preneur, car je ne sais pas ce qu’il y a dans son bilan”. Sourire crispé de Dominique Cerutti, président de NYSE Euronext, qui a cette banque pour client. Lui dénonce plutôt l’influence exorbitante des hedge funds sur les marchés près de 75 % des échanges) et rappelle que “les banques françaises et européennes sont toujours recapitalisées par les banques centrales”. En dollars, précise-t-il. Sursaut amusé de l’économiste Karine Berger. “En effet. Comment se fait-il d’ailleurs qu’elles aient besoin à ce point du dollar ? Je me suis renseignée. Depuis dix ans, elles n’ont pas cru bon de basculer leurs investissements étrangers en euros. Faut-il que l’Europe soit une région du monde qui pèse si peu ?”

