Baisse de la collecte et des rendements, dette souveraine…..Le risque que les Français boudent leur placement préféré est-il envisageable ? Nous sommes allés demander aux conseillers en gestion de patrimoine si leurs clients étaient aujourd’hui toujours réceptifs à l’assurance vie. Les réponses, contrastées, reflètent bien les perceptions différentes actuellement sur le marché.
Articles pour la categorie ‘En coulisse’
Vos clients sont-ils toujours réceptifs à l’assurance vie ?
Par La rédaction, LE 2 octobre 2011, 08:10La crise s’invite à Patrimonia, mais sur le mode ma non troppo
Par La rédaction, LE 30 septembre 2011, 13:09La fin de l’été a modifié en profondeur les perspectives que les CGPI pouvaient envisager pour la fin de l’année 2011 et le début 2012. Le deuxième épisode de la crise entamée en septembre 2008 impacte certes leur activité, mais ils semblent aujourd’hui plus solides et mieux armés pour y faire face, à la fois pour eux-mêmes et pour leurs clients. Le pessimisme est plutôt à chercher du côté des analystes et des observateurs qui n’hésitent pas à parler de naufrage.
Ressentez-vous les effets de la crise ?
Par La rédaction, LE 30 septembre 2011, 10:09Comment les CGPI ressentent-ils la crise et surtout comment l’ont-ils gérée au quotidien au contact de leurs clients ? Si pour certains la première conséquence a été un surcroit de travail avec beaucoup de réassurance dans leur approche, d’autres au contraire estiment que le contexte financier n’a rien changé à leur rôle de conseil.
“J’ai l’impression d’être à une table du Titanic, mon voisin me demandant le sel tandis que le bateau coule”
Par La rédaction, LE 30 septembre 2011, 09:09Les congressistes de Patrimonia n’auront pas perdu leur temps, ce matin, en assistant à la conférence inaugurale sur l’emballement des marchés financiers.
Pas de langue de bois. La classe politique, les hedges funds et les banques ont été les cibles des trois débatteurs invités, l’économiste Karine Berger, l’ancien trader Marc Fiorentino, directeur associé de AlloFinance.com, et le président de NYSE Euronext Dominique Cerutti. L’instabilité économique est due à un double défaut de maîtrise des gouvernements, sur les phénomènes spéculatifs et sur l’endettement de leur pays, ont-ils expliqué en substance. Leurs solutions sont radicales. “Il faut une régulation extrêmement forte et couper le lien entre les banques d’investissement et les banques de dépôt, ce qui aurait dû être déjà fait en 2008″, a proposé Karine Berger. Les banques européennes ayant utilisé les aides publiques à des fins spéculatives, elles doivent à présent “faire la vérité sur la valeur de leurs bilans”. “Il leur faut admettre que certains de leurs actifs ne sont pas correctement “pricés” et que les pays ne pourront pas rembourser intégralement”, a-t-elle tranché. “La valeur de la dette grecque est passée de 100 à 40. Celle de l’Irlande vaut 70, celle de l’Espagne 80, celle de l’Italie 95. Comment le sait-on ? Par la cotation des produits dérivés de couverture (CDS), qui permettent de savoir leur prix”. Elle a cité l’exemple d’Axa, qui a coté la dette grecque à 40 % de sa valeur.
Dominique Cerutti, président de NYSE Euronext, s’en est pris au fonctionnement holistique des 9 000 hedges funds et à l’opacité des transactions boursières : “En Europe, nous n’avons toujours pas de régulation centralisée pour les 132 places différentes qui traitent les échanges d’actions”.
Marc Fiorentino, directeur associé de Allofinance.com, était le plus remonté des trois débatteurs sur la responsabilité de la classe politique française et européenne, “largement incompétente”. “Qu’attendent-ils ? J’ai l’impression d’être à une table du Titanic, mon voisin me demandant le sel tandis que le bateau coule. Il faut restructurer la dette, puis réajuster les dépenses aux revenus”.
L’attrait des banques pour le dollar
Par La rédaction, LE 29 septembre 2011, 15:09Quelques instants plus tard, Marc Fiorentino, le dirigeant de AlloFinance.com, s’interroge sur la sous-valorisation des grandes entreprises cotées, dont les banques. “Il y a quelques mois, on venait vous dire qu’à 30 euros l’action, vous faisiez une bonne affaire en prenant des Société Générale. Aujourd’hui, les mêmes se satisfont de la voir à 17 ou 19 euros, après qu’elle fut descendue à 15 euros. Si quelqu’un peut me dire ce que vaut la Société générale, je suis preneur, car je ne sais pas ce qu’il y a dans son bilan”. Sourire crispé de Dominique Cerutti, président de NYSE Euronext, qui a cette banque pour client. Lui dénonce plutôt l’influence exorbitante des hedge funds sur les marchés près de 75 % des échanges) et rappelle que “les banques françaises et européennes sont toujours recapitalisées par les banques centrales”. En dollars, précise-t-il. Sursaut amusé de l’économiste Karine Berger. “En effet. Comment se fait-il d’ailleurs qu’elles aient besoin à ce point du dollar ? Je me suis renseignée. Depuis dix ans, elles n’ont pas cru bon de basculer leurs investissements étrangers en euros. Faut-il que l’Europe soit une région du monde qui pèse si peu ?”
Karine Berger dément les projections de croissance du gouvernement
Par La rédaction, LE 29 septembre 2011, 15:09Ce matin, lors de la conférence inaugurale de Patrimonia, l’économiste Karine Berger livre cette analyse saisissante de l’état de forme des économies européennes et américaines : “Les indicateurs avancés de la production et de la consommation ne sont pas bons. En septembre, les carnets de commandes BtoB ne sont pas repartis, comme si les entreprises n’avaient toujours pas fait leur rentrée”, a-t-elle lancé devant un auditoire nourri de spécialistes en gestion de patrimoine.
Ces pays n’ont toujours pas “digéré” les effets de la crise des années 2008 et 2009. Selon cette ancienne cadre de l’Insee, “les niveaux de production industrielle et de services restent inférieurs à ceux de 2007. Ceux de la France et de l’Allemagne ont décroché de 8 % par rapport à cette période. Les Etats-Unis sont à – 6 %. Dans le reste du monde, l’Asie est à + 33 %”.
En cause : “Les déséquilibres financiers n’ont toujours pas été réglés, ni en matière d’endettement, ni vis-à-vis de la contraction des crédits aux entreprises”. Pour elle, “le ralentissement de l’économie est plus fort que prévu. Le gouvernement table cette année sur une croissance de 1,7 %. En réalité, le consensus des économistes – qu’il n’a pas rendu public – est de 1,2 %”. Transmis aux parlementaires qui vont bientôt examiner le projet de loi de finances 2012.
Cette projection est en tout cas moins fantaisiste que celle de la Grande Bretagne, dont le gouvernement a retenu une hypothèse de croissance de… +3,5 %. “Ce qui fait que son plan de rigueur est en définitive identique à celui de la France”, a-t-elle conclu.
Dans les coulisses de Patrimonia
Par La rédaction, LE 28 septembre 2011, 12:09
Patrimonia ouvre dans moins de 24h et le Centre de Congrès de Lyon est en pleine effervescence. Pour accueillir dès demain un visitorat en hausse de plus de 15 % par rapport à l’an dernier ainsi que les 249 partenaires, une équipe technique est à pied d’œuvre depuis déjà plusieurs jours. L’Argus TV qui pose ses caméras pour toute la durée de la convention bénéficiera d’un espace particulièrement bien balisé ! Pendant ces deux jours, une équipe de quatre journalistes et de deux vidéastes réalisera de nombreux reportages, interviews et micro-trottoir en direct, pour une retransmission quasi-immédiate.

