Articles comportant le mot clé ‘courtiers’

Les comparateurs sont-ils aujourd’hui une menace ?

Par La rédaction, LE 20 septembre 2011, 14:09

Les comparateurs sont-ils aujourd’hui une menace ? Pour l’instant, assureurs et courtiers s’accordent à dire que c’est en tout cas devenu  une réalité sur le marché. L’enjeu réside ainsi dans le fait d’appréhender ces nouveaux acteurs. Certains courtiers estiment même que cette concurrence naissante permet aux marques d’avoir une nouvelle clé d’entrée sur la toile. D’autres restent néanmoins sur la réserve et ne la désignent pas comme une véritable menace pour leur business.


Alain Morichon, président délégué de la CSCA

Par La rédaction, LE 22 septembre 2010, 13:09

Les rapports entre courtiers et sociétés d’assurance est un débat rituel. Alain Morichon, président délégué de la CSCA se prête pour l’Argus TV à l’analyse de la situation actuelle.



Les 8 lauréats des Trophées du courtage 2010

Par La rédaction, LE 22 septembre 2010, 12:09

C’est à l’occasion d’un grand dîner de galas rassemblant 480 personnes, que les Trophées du courtage 2010 ont été remis. Comme tous les ans, depuis 8 ans, s’est réuni début septembre un jury composé de 8 personnalités responsables de société d’assurance : Laurent Corcellut (Axa Entreprises), Bernard Durand (Covea Risk), Marie-Pierre Victori (Allianz), Marie Absire (Albingia), Kelly Lyles (Chartis), Vincent Vagogne (Gan Eurocourtage), Philippe Saby (Generali) et Karim Natouri (Aviva). Ensemble, ils ont désigné un lauréat pour chacune des 8 catégories.
Voici le palmarès 2010
Trophée IARD : Assurco pour Equitravel
Trophée Risque d’Entreprise : Verspieren pour Batigreen
Trophée Santé : Dexia Sofaxis pour le Baromètre Social
Trophée Vie : C2R Conseil pour Zen Immobilier
Trophée de la prévention : Sageris-Gras Savoye pour l’Auto évaluation des risques
Trophée de l’innovation commerciale : Ciprés Vie pour l’Assurance Emprunt Pro
Trophée de l’innovation Service : Verspieren pour le site assuranceprivée.com
Trophée de la communication : April Courtage pour le Répertoire des risques assurables.


L’Argus TV donne la parole aux courtiers

Par La rédaction, LE 21 septembre 2010, 15:09

Avec une seule et même question, l’Argus TV a arpenté les allées des Journées du courtage interrogeant les courtiers sur la capacité d’innovation des assureurs. Des réponses éloquentes à ne pas rater !



Une plénière sous le signe de la retraite

Par La rédaction, LE 21 septembre 2010, 11:09

La première conférence plénière des Journées du courtage est toujours un événement attendu. « Quoi de neuf, Messieurs les présidents ? » A cette question rituelle, Roger Belot, président de Sferen et pdg de la Maif ; Gilles Dupin, président et directeur général de Monceau Assurances et Charles Relecom, directeur général de Swiss Life, ont tous répondu « retraite ». Car même si le projet de réforme est désormais entre les mains du pouvoir législatif, les critiques vont encore bon train. « On assiste au replâtrage d’un système qui ne fonctionne plus. Nous ne pourrons éviter un nouveau replâtrage dans 5 ans », affirme Gilles Dupin. Une opinion bien tranchée à laquelle les autres intervenants semblent adhérer tout en avançant d’autres arguments. « La réforme est à courte vue alors que la question des retraites est par essence à long terme », rappelle Charles Relecom. De son côté  Roger Belot reconnaît l’urgence d’une réforme des retraites tout en regrettant qu’elle ait été faite en se focalisant sur la question de l’âge sans évoquer à aucun moment l’hypothèse d’autres types de régime, comme le système par points, par exemple. Reste à savoir comment le secteur de l’assurance saura se faire entendre si un nouveau projet de réforme doit intervenir dans les années qui viennent !


Jean-Pierre Zerba, organisateur des Journées du courtage

Par La rédaction, LE 17 septembre 2010, 13:09

Jean-Pierre Zerba, organisateur des Journées du courtage présente cet événement qui se tient, les 21 et 22 septembre, Porte Maillot à Paris. Il évoque également les grands sujets qui animent aujourd’hui la profession.



Les courtiers passés au crible de Fitch

Par La rédaction, LE 3 septembre 2010, 15:09

En dépit d’un marché d’assurances des risques d’entreprises “soft”, l’agence Fitch Ratings observe que la rentabilité des courtiers est restée quasi stable en 2009 et prévoit qu’elle le restera encore dans les mois à venir.

Les analystes de Fitch viennent de passer au crible l’industrie du courtage d’assurance. Si l’agence prévoit que la rentabilité des principaux acteurs restera stable, voire légèrement positive en 2010, Fitch s’attend à voir les activités de conseil, chez MMC comme chez Aon, continuer de pâtir de la faible croissance économique mondiale. « Les activités de conseil sont beaucoup plus liées à la conjoncture économique globale que ne peuvent l’être les activités traditionnelles de courtage d’assurances » selon les rapporteurs. Sur l’actualité récente et notamment sur le retour probable des commissions contingentes, l’agence rappelle l’importance d’une totale transparence à l’égard des clients quant aux rémunérations payées aux courtiers par les assureurs. Sur le thème des acquisitions, alors qu’Aon avec Benfield et Willis avec HRH continuent d’intégrer des géants, Fitch s’attend à une faible activité sur ce front en 2010. Enfin, Fitch liste la liste des dix principaux courtiers globaux à travers le monde, à la tête de laquelle le groupe MMC occupe la 1ère place avec 11,5 Md USD de CA en 2008 et où l’on trouve Gras Savoye en 9e position (0,8 Md USD de CA 2008). A eux dix, et sur un marché qui reste malgré tout fragmenté selon l’agence, les principaux courtiers détiennent 86% de part de marché. Le rapport est disponible dans son intégralité sur le site : fitchratings.com.

Stéphane Tufféry, le 19/02/2010


L’international à la rescousse

Par La rédaction, LE 3 septembre 2010, 14:09

Si les courtiers normands n’échappent pas à la crise. L’international permet cependant à certains d’entre eux de sortir la tête de l’eau.

La mondialisation a permis à bon nombre de courtiers normands de sortir de l’ornière en 2009. C’est le cas du cabinet rouennais Cap Marine assurances et réassurances, spécialiste des flottes mondiales de commerce et des travaux maritimes offshore, qui voit son activité progresser de 2 % en 2009, à 6,63 ME. Olivier Renault, son président, s’estime « relativement satisfait ». Le courtier craignait en effet un retour de bâton dû à la crise, qui l’avait épargné en 2008 (+ 20 %). « Nous avons certes concédé une baisse d’activité dans le secteur de la commission de transport et du transit et subi une importante contraction des chantiers maritimes, avec un effet d’un demi-million d’euros sur notre chiffre d’affaires, mais nous avons prospecté de nouveaux clients à l’international, évitant ainsi d’être dans le rouge. Nous sommes en effet bien accueillis à l’international, comme une alternative de qualité aux très grands courtiers mondiaux. D’ailleurs, la poursuite du développement se fera en 2010 sur les flottes de commerce, les grands comptes et le négoce internationaux. »Explorer de nouveaux horizonsL’optimisme est plus retenu au cabinet havrais Dero DTAMT. Réalisant 30 % de son chiffre d’affaires dans les transports maritimes et la manutention portuaire, 50 % dans les entreprises et 20 % avec une clientèle de particuliers fortunées et avec l’aviation privée, il a vu son chiffre d’affaires baisser de 3,11 %, à 3,02 ME. « Pour deux motifs très liés, en amont avec la baisse des échanges mondiaux et en aval avec les activités liées aux entreprises de la logistique et du transport terrestre », analyse Christophe Dero, son dirigeant. S’il est convaincu que ces activités reprendront, il craint cependant que ce ne soit plus au Havre. Baptisé Port 2000, le nouveau port à conteneurs qui doit permettre à la « Porte océane » normande de rivaliser avec les grands ports du nord de l’Europe a en effet du mal à prendre sa vitesse de croisière, en raison de conflits sociaux récurrents liés à la réforme portuaire Autre courtier « raisonnablement optimiste », Stéphane Lecomte, gérant du Rouennais Ofracar, dédié à 96 % aux entreprises, estime ne pas avoir été épargné par la crise, mais explique ses bons résultats (+ 13 %) par ses spécialisations : « Nous nous situons entre les réseaux traditionnels et les grands courtiers nationaux ou internationaux. Nous répondons à un profil recherché par les entreprises, qui exigent à la fois compétences, haute technicité et proximité. Nous recueillons aussi les fruits de nos investissements passés dans la création de produits d’assurance-crédit ou pour nous spécialiser dans le froid. »Dans un autre registre, le courtier SPB, spécialiste havrais des assurances affinitaires liées aux produits bancaires et nomades, continue pour sa part d’afficher de bons résultats (+ 19,6 %). « Ils sont portés par nos diversifications, innovations, acquisitions et développements dans des pays européens comme l’Espagne et l’Italie, commente le président du directoire, Jean-Marie Guian. Nos chiffres auraient été meilleurs sans la crise. » Pour 2010, SPB prévoit d’accélérer encore son développement à l’international, notamment sur le marché anglais, après l’acquisition récente d’un spécialiste des assurances de produits nomades, Citymain.Quand l’immobilier plonge, le courtier tousseLes courtiers bas-normands ont eux aussi été pris dans la nasse de la crise économique en 2009. Nouveau venu au palmarès l’an dernier, IPC courtage, installé à Louvigny dans le Calvados, a passé une année difficile, avec une baisse de 8 % de son chiffre d’affaires. « Le courtage en assurances est resté stable, mais le crédit immobilier a baissé de 30 %, comme en 2008, ce qui représente une perte de 200 000 E de chiffre d’affaires en deux ans », précise Patrick Chevalier, son gérant. Ce dernier travaille à 70 % avec des particuliers « n’osant plus s’engager dans l’immobilier » et à 30 % avec des entreprises, dont beaucoup « rencontrent des difficultés ».

 Patrick Bottois, l’Argus de l’Assurance n°7172


Les usages du courtage : des règles garantes de l’équilibre contractuel courtier/fournisseur

Par La rédaction, LE 3 septembre 2010, 14:09

Bien que l’Europe ait souhaité harmoniser la distribution de l’assurance par la création de l’intermédiaire d’assurances, nombre d’États membres ont maintenu la spécificité de certaines professions d’intermédiation en assurances, dont la France qui distingue le courtage d’assurances.

La spécificité du courtage n’est pas seulement liée à l’originalité de son modèle économique (mandat du client et indépendance d’exercice). Elle tient également à la construction très ancienne de pratiques professionnelles propres dont « les usages du courtage » sont le plus important dispositif. En effet, outre la loi du 15 décembre 2005, les courtiers et les assureurs se sont soumis aux usages du courtage qui définissent des règles professionnelles d’exercice dont la refonte reste, actuellement, en suspens mais dont, paradoxalement, la modernité et l’actualité sont tout à fait remarquables. Les usages participent de règles morales et déontologiques en ce qu’ils préconisent loyauté et bonne foi dans l’exécution de la relation contractuelle.

Les usages ont force de loi

Les usages ne constituent pas des règles mineures mais bien au contraire des « règles supplétives », comme l’a récemment rappelé une décision remarquée de la Cour d’appel de Paris entièrement fondée sur les usages du courtage à propos d’un litige relatif à la rémunération du courtier (CA Paris, 7e ch., 2 décembre 2008, n° 06/13352). On a, en effet, souvent tendance à minimiser la portée des usages du courtage dans la mesure où ces textes n’évoquent que des pratiques professionnelles. Pour autant, les usages définissent dans quelles conditions les assureurs doivent recevoir les demandes de cotation provenant de plusieurs courtiers sur un même risque (différence sur ce point entre des usages dits « lyonnais » et les usages dits « terrestres »), les conditions dans lesquelles l’assureur doit communiquer avec le client par l’intermédiaire du courtier ; autant d’exigences qui rappellent que les courtiers se sont dotés de règles morales qui instaurent des principes de loyauté et de bonne foi. En sanctionnant un assureur sur le fondement d’un usage du courtage, et non de l’article 1134 du code civil, les juges donnent aux usages force de loi et renforcent la spécificité du courtier dans le monde de la distribution.

Adapter les usages au droit économique

Les usages du courtage s’appliquent dans les rapports assureurs/courtiers sans aucune restriction. Le champ d’application des usages du courtage a pu également être incertain dans le passé notamment en regard de la « composante fournisseur ». Là encore, cette même décision rappelle que les usages du courtage sont applicables aux rapports entre courtiers et sociétés d’assurances mutuelles, mutuelles ou institutions de prévoyance dès lors que « conformément à l’article R 322-93 du code des assurances, les sociétés d’assurances mutuelles peuvent avoir recours à des courtiers » et « dès lors que l’affaire a été présentée par un courtier à un assureur ».

Enfin, l’usage Numéro 3 crée un droit à commission pour l’apporteur de la police « non seulement sur la prime initiale, mais encore sur toutes les primes qui sont la conséquence de la police ». La DGCCRF a pointé du doigt cet usage comme pouvant empêcher le libre jeu de la concurrence sur un marché.

Là est l’enjeu d’une éventuelle refonte des usages dont la teneur ne peut déroger aux règles de droit économique.

Argus de l’Assurance n° 7135