Tendances de marché, leviers de croissance, transparence et rémunération : les thèmes abordés lors de la conférence plénière réunissant les principaux courtiers de la place ne manquaient pas de piquant. Les six principaux courtiers français étaient réunis pour cette table ronde de clôture de la première des deux Journées du courtage : Aon, April, Gras Savoye, Marsh, Siaci-Saint Honoré et Verspieren. Et sur le premier thème abordé, celui des grandes tendances économiques pour 2010 et 2011, ils sont tombés d’accord. Au cours de l’exercice 2010 et même pour 2011, « l’atmosphère est identique à 2009 » résumait Julien Vignoli, DG délégué de Gras Savoye. La croissance devrait donc être au rendez-vous des prochains moins pour la plupart des acteurs mais une croissance atone. Concernant les leviers de croissance et aux côtés des courtiers grands risques, Verspieren a mis l’accent sur l’innovation et son pôle partenariat-particulier dans lequel le grossiste Solly Azar apporte un potentiel de croissance supplémentaire ; Gras Savoye a insisté sur son maillage régional sans pareil qui lui permet notamment d’accompagner les PME. Enfin April et son actuel recentrage sur le courtage tant direct qu’en gros doit lui permettre de retrouver ses taux de croissance à deux chiffres. Chez Aon France, on table sur une croissance retrouvée dès 2011 et Laurent Belhout a même évoqué de potentielles opérations de croissance externe. Du côté de Siaci-Saint Honoré, la croissance externe n’est pas une potentialité puisque Hervé Houdard a évoqué l’acquisition du courtier Assurance & Capital Partners et la nouvelle ligne des risques financiers investie par S2H. Pour Marsh, la présence renforcée en régions auprès des PME a été évoquée par Stanislas Chapron comme un levier de croissance pour le courtier.
Sur le thème de la transparence, les participants sont unanimement d’accord pour souligner l’importance du sujet mais non pas sur leur rémunération mais bien plus sur le niveau de service qui sera rendu. Enfin sur les rémunérations, les courtiers considèrent qu’elles sont fortement contraintes en Iardt notamment.