Ils l’ont dit sur Décid’assur. A l’occasion de la première conférence plénière organisée lors de Décid’assur, les différents intervenants ont évoqué ouvertement leurs craintes envers cette directive européenne dont l’échéance reste elle toujours fixée au 1er janvier 2013.
“Il faut lire la publication des résultats de QIS5 dans son intégralité. Car lorsque l’Eiopa annonce un excédent de capital dans l’assurance européenne, c’est vrai, mais il faut remettre ce fait en perspective en évoquant deux autres éléments : le capital a fondu depuis le QIS4, et certains acteurs ne passent pas la barre” : Antoine Lissowski, CNP Assurances. Il ajoute “Solvabilité 2 serait lui-même son risque systémique, et cela vaut pour les grands comme les petits acteurs”.
“Solvabilité 2 serait comme un nouveau modèle d’avion, il faut former les pilotes, former les équipages, faire des tests par beau temps et par fortes turbulence. Enfin, il faut informer les passagers” : Fabrice Sauvignon (Institut des actuaires).
“Solvabilité 2 sera une sorte de stress test permanent qui provoquera un risque systémique constant en termes de communication” : Antoine Lissowski, CNP Assurances.
“Attention, le pilier 2 consacré à la gouvernance est l’orphelin de la discussion autour de Solvabilité 2. Il est moins bien avancé que le pilier 3, or je reste trés dubitatif sur son application en droit” : Yannick Bonnet, Gema.