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Dépendance : attention aux conflits intergénérationnels

Par La rédaction, LE 24 mars 2011, 15:03

Il reste à charge entre 500 et 1000 euros par mois pour les personnes dépendantes : voilà la réalité de la dépendance. Or même si l’ensemble des intervenants présents lors de la table ronde organisée à l’occasion de Décid’assur ont tenu à rappeler qu’avant tout, il s’agit d’une problématique sociale et sociétal, le financement de la dépendance s’impose cruellement à ceux qui en sont frappés…et à leurs familles.  « La dépendance n’est pas un débat d’actuaires », lance Jean-Martin Cohen-Solal, directeur général de la FNMF, avant d’expliquer que selon lui «s’il faut un partenariat public/privé, celui-ci ne doit pas être déséquilibré comme celui de la santé, mais conçu comme un vrai partenariat ». Et Bernard Spitz, président de la FFSA d’ajouter « Il faut un véritable changement systémique, ce serait la noblesse du politique ». Une remarque qui ne laisse pas indifférente  le député Valérie Rosso-Debord qui réagit vivement : « Partenariat public/privé, peut-être, mais de tout façon l’argent vient toujours de la poche des Français ! ».

Le débat reste entier… A tel point que l’on peut douter de la tenue d’un calendrier promettant un projet de loi dès l’été et d’une présentation à l’Assemblée nationale à l’automne pour une inscription au PLFSS 2012. En revanche le consensus se fait autour de l’indispensable politique de prévention à mettre en place ainsi qu’au danger d’alimenter des conflits intergénérationnels inutiles. En effet, Valérie Rosso-Debord estime que la France sera au pied du mur sur la question de la dépendance en 2030 lorsque les babyboomers atteindront les 80/85 ans. Or comment faire accepter aux nouvelles générations qu’elles devront payer pour ceux qui ont bénéficié des trente glorieuses et connu le plein emploi alors que leur avenir professionnel à eux s’écrira sans doute en pointillé et pour une durée plus longue et sans aucune garantie de revenus ? Sans compter qu’ils payent déjà pour la retraite avec répartition !


Etienne Caniard, président de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF)

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 09:03

Etienne Caniard, président de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF), précise ce que la Mutualité attend des négociations conventionnelles avec les médecins qui doivent s’ouvrir en avril prochain. Et il revient notamment plus précisément sur les compensations attendues par les complémentaires santé sur le secteur optionnel. La transition est toute trouvée pour aborder la dépendance : les mutuelles souhaitent un véritable partenariat public-privé pour ne pas revivre ce qui s’est passée sur la santé.



Les assureurs complémentaires face à la régulation

Par La rédaction, LE 24 mars 2011, 08:03

Les acteurs de la complémentaires santé ne veulent plus servir de variable d’ajustement. Ils l’ont redit lors de la conférence plénière consacrée à la santé lors de Décid’assur. Et ils entendent bien ainsi se faire entendre lors des prochaines négociations conventionnelles qui doivent s’ouvrir en avril prochain avec les médecins et l’assurance maladie. Concernant ainsi le fameux secteur optionnel, il s’agit selon Etienne Caniard, président de la Mutualité française, de « solvabiliser les professionnels de santé avec des exigences de qualité et de transparence pour les usagers » . « Des transferts sans compensation, je dis non «  a confirmé Henri Laurent. Mais visiblement le dialogue avec les médecins et l’assurance maladie reste difficile sur ce sujet, « les visions sont très différentes », a reconnu Etienne Caniard.

Mais s’il s’agit de maîtriser la dépense, faut-il aussi s’attacher à encadrer davantage des garanties complémentaires parfois inflationnistes. Selon Yannick Philippon, directeur assurances collectives de Generali, « beaucoup de travail a été fait » sur le contenu des garanties santé des entreprises. Le remboursement aux frais réels a notamment quasiment disparu. Etienne Caniard estime pour autant que les exonérations des contrats collectifs pourraient être conditionnées à des critères plus qualitatifs. Et le président de la Mutualité française se dit « très inquiet de l’abandon progressif des outils d’incitation pour piloter l’intervention des complémentaires ». Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP, souligne effectivement que « le gouvernement a fait le choix de développer les contrats non responsables » en réduisant à l’automne dernier l’écart de taxation avec les contrats responsables. Henri Laurent s’inquiète cependant d’un excès de réglementation : « Attention jusqu’où l’on va ».