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Décid’Assur : une édition riche en échanges

Par decid-assur, LE 25 mars 2011, 11:03

Décid’assur a fermé ses portes hier soir après une quatrième édition riche en échanges et rencontres. En effet, les 5 conférences plénières ont remporté un succès considérable, tandis que les 21 ateliers délivraient un contenu davantage ciblé dans un format plus propice aux échanges. Jeudi matin, à l’occasion d’une conférence consacrée aux évolutions à prévoir en termes de dépendance, Valérie Rosso-Debord, député UMP de Meurthe-et-Moselle, s’est dite confiante sur la tenue du calendrier prévoyant une loi sur la dépendance d’ici la fin de cette année.

Plus dubitatifs, les autres invités dont Bernard Spitz, président de la FFSA, Jean-Martin Cohen-Solal, directeur général de la FNMF ou Jean-Claude Seys de l’Institut Diderot, ont émis quelques réserves. Ils soulignent l’absence de définition précise de la dépendance, le risque de voir naître un texte inabouti en réponse à une promesse électorale, et craignent de voir naître de nouvelles inégalités sociales, voire des conflits intergénérationnels incontrôlables.

Bref, la question de la dépendance ne pourra pas être réglée tant que l’absence d’information sur le modèle proposé par l’Etat plongera le secteur de l’assurance dans une grande incertitude, qui l’empêche de prévoir ce 5ème risque en termes de produits, de calcul actuariel et de réassurance.

Un débat qui devrait être clos pour l’édition 2011 de Décid’Assur même si pour le moment rien n’est moins sûr.


Dépendance : attention aux conflits intergénérationnels

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 15:03

Il reste à charge entre 500 et 1000 euros par mois pour les personnes dépendantes : voilà la réalité de la dépendance. Or même si l’ensemble des intervenants présents lors de la table ronde organisée à l’occasion de Décid’assur ont tenu à rappeler qu’avant tout, il s’agit d’une problématique sociale et sociétal, le financement de la dépendance s’impose cruellement à ceux qui en sont frappés…et à leurs familles.  « La dépendance n’est pas un débat d’actuaires », lance Jean-Martin Cohen-Solal, directeur général de la FNMF, avant d’expliquer que selon lui «s’il faut un partenariat public/privé, celui-ci ne doit pas être déséquilibré comme celui de la santé, mais conçu comme un vrai partenariat ». Et Bernard Spitz, président de la FFSA d’ajouter « Il faut un véritable changement systémique, ce serait la noblesse du politique ». Une remarque qui ne laisse pas indifférente  le député Valérie Rosso-Debord qui réagit vivement : « Partenariat public/privé, peut-être, mais de tout façon l’argent vient toujours de la poche des Français ! ».

Le débat reste entier… A tel point que l’on peut douter de la tenue d’un calendrier promettant un projet de loi dès l’été et d’une présentation à l’Assemblée nationale à l’automne pour une inscription au PLFSS 2012. En revanche le consensus se fait autour de l’indispensable politique de prévention à mettre en place ainsi qu’au danger d’alimenter des conflits intergénérationnels inutiles. En effet, Valérie Rosso-Debord estime que la France sera au pied du mur sur la question de la dépendance en 2030 lorsque les babyboomers atteindront les 80/85 ans. Or comment faire accepter aux nouvelles générations qu’elles devront payer pour ceux qui ont bénéficié des trente glorieuses et connu le plein emploi alors que leur avenir professionnel à eux s’écrira sans doute en pointillé et pour une durée plus longue et sans aucune garantie de revenus ? Sans compter qu’ils payent déjà pour la retraite avec répartition !


Le Palmarès des Argus d’Or 2011

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 14:03

Retrouvez en images les lauréats de l’édition 2011 des Argus d’Or qui ont été récompensés le mercredi 23 mars à l’occasion d’une cérémonie qui s’est déroulée au Pavillon Gabriel à Paris devant une très large audience composée de plus de 400 professionnels de l’assurance. Félicitations aux lauréats.



Continuer à exploiter les enseignements du QIS5

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 12:03

La publication des résultats du QIS5 n’a pas réellement rassuré le marché de l’assurance malgré les propos rassurants des autorités compétentes. Cependant, les acteurs du marché doivent continuer à faire tourner ce modèle afin de s’installer d’ores et déjà dans la dynamique de gestion des risques qu’impose la directive européenne Solvabilité 2.



2011 : année de la reprise

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 09:03

Certes, l’assurance a bien mieux résisté que d’autres secteurs à la crise, mais elle n’en a pas moins subi les effets du ralentissement de l’économie. A l’heure où les indicateurs repassent au vert, il semble bien que l’assurance ressente aussi  l’impact de la reprise. C’est du moins le sentiment largement partagé dans les allées de Decid’assur, même si du côté de l’assurance collective, les hausses tarifaires n’ont pas été sans conséquence sur l’activité.



Jean-Louis Faure, délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip)

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 09:03

Jean-Louis Faure, délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip), revient sur les résultats de la dernière étude d’impact  Solvabilité 2. Le calibrage des risques s’est avéré adapté pour les institutions de prévoyance, mais le CTIP s’inquiète de ce que les instances européennes pourraient durcir les règles prudentielles. Comme plane également le risque d’une remise en cause des exonérations fiscales et sociales des contrats collectifs dans le cadre de la réduction des niches fiscales. Attention à ne pas fragiliser un outil qui a démontré son efficacité social prévient le délégué général du CTIP.



Etienne Caniard, président de la Fédération nationale de la Mutualité Française (FNMF)

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 09:03

Etienne Caniard, président de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF), précise ce que la Mutualité attend des négociations conventionnelles avec les médecins qui doivent s’ouvrir en avril prochain. Et il revient notamment plus précisément sur les compensations attendues par les complémentaires santé sur le secteur optionnel. La transition est toute trouvée pour aborder la dépendance : les mutuelles souhaitent un véritable partenariat public-privé pour ne pas revivre ce qui s’est passée sur la santé.



François Josse, directeur central Comptabilité et contrôle économique, MMA

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 09:03

François Josse, directeur central Comptabilité et contrôle économique chez MMA, évoque l’année 2011 estimant qu’il faut être prudent quant aux perspectives et surtout éviter toute globalisation d’analyse tant l’avenir diverge selon les branches. Interrogé sur les leviers d’optimisation de la rentabilité, il rappelle l’urgence de maîtriser les résultats techniques dans un contexte de reprise économique encore instable et incertain.



Les assureurs complémentaires face à la régulation

Par decid-assur, LE 24 mars 2011, 08:03

Les acteurs de la complémentaires santé ne veulent plus servir de variable d’ajustement. Ils l’ont redit lors de la conférence plénière consacrée à la santé lors de Décid’assur. Et ils entendent bien ainsi se faire entendre lors des prochaines négociations conventionnelles qui doivent s’ouvrir en avril prochain avec les médecins et l’assurance maladie. Concernant ainsi le fameux secteur optionnel, il s’agit selon Etienne Caniard, président de la Mutualité française, de « solvabiliser les professionnels de santé avec des exigences de qualité et de transparence pour les usagers » . « Des transferts sans compensation, je dis non «  a confirmé Henri Laurent. Mais visiblement le dialogue avec les médecins et l’assurance maladie reste difficile sur ce sujet, « les visions sont très différentes », a reconnu Etienne Caniard.

Mais s’il s’agit de maîtriser la dépense, faut-il aussi s’attacher à encadrer davantage des garanties complémentaires parfois inflationnistes. Selon Yannick Philippon, directeur assurances collectives de Generali, « beaucoup de travail a été fait » sur le contenu des garanties santé des entreprises. Le remboursement aux frais réels a notamment quasiment disparu. Etienne Caniard estime pour autant que les exonérations des contrats collectifs pourraient être conditionnées à des critères plus qualitatifs. Et le président de la Mutualité française se dit « très inquiet de l’abandon progressif des outils d’incitation pour piloter l’intervention des complémentaires ». Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP, souligne effectivement que « le gouvernement a fait le choix de développer les contrats non responsables » en réduisant à l’automne dernier l’écart de taxation avec les contrats responsables. Henri Laurent s’inquiète cependant d’un excès de réglementation : « Attention jusqu’où l’on va ».


Taxes et transferts : les complémentaires santé vont encore subir

Par decid-assur, LE 23 mars 2011, 16:03

Les complémentaires santé doivent s’attendre à de nouvelles charges financières. C’est le sentiment largement partagé par les participants de  la table ronde organisée sur la santé dans le cadre de Decid’assur. Pour Thierry Martel , directeur général assurance et banque France chez Groupama, la taxe de 3,5% sur les contrats responsables, adoptée l’an dernier, constitue « une première marche vers les 7% », rappelant à cette occasion que sont in fine les clients qui subissent des hausses de tarifs.  Directeur général de Swiss Life prévoyance et santé, Henri Laurent ne s’attend pas forcément à une nouvelle taxation « en année électorale », mais ne doute pas de nouveaux transferts. Jean-Louis Faure, délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip), n’est pas non plus optimiste, en soulignant qu’à défaut « nous aimerions des frontières efficaces ». Et de s’interroger : « Sans marge de liberté, quelle est l’utilité de l’assurance maladie complémentaire ? ».

Yannick Philippon rappelle qu’en trois ans, les taxes sur la santé ont augmenté de 7 points, « ce qui se répercute sur les entreprises » Les transferts de l’assurance maladie vers les acteurs complémentaires  « s’élèvent à 8,2 milliards d’euros depuis 2004 », relève pour sa part Etienne Caniard. « Devant l’ampleur du déficit, à très court terme, il n’y pas d’autres solutions que les taxes et transferts », constate le président de la Mutualité française, avant de s’inquiéter des répercussions sur l’accès aux soins et d’une baisse en gamme des contrats souscrits : « Nous sommes au bout d’une histoire, il n’y a plus de marges ».

Cela dit, Henri Laurent ne constate pas sur le terrain de « phénomène de désassurance ». Idem du côté de Groupama, mais Thierry Martel s’inquiète pour la situation des retraités, dont certains risquent d’avoir de plus en plus de difficultés à régler la facture de leur complémentaire santé.


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