Articles comportant le mot clé ‘Zurich’

Les couvertures monde entier toujours en débat

Par La rédaction, LE 4 février 2011, 13:02

Le débat, initié voilà plus d’un an par l’assureur international Zurich Financial Services, sur la pertinence et la régularité des couvertures monde entier accordées par les assureurs grands risques a une nouvelle fois suscité de vifs échanges lors des 19e Rencontres de l’Amrae qui fermeront leur porte dans quelques heures à Deauville. Véritable pavé dans la mare lancé par le groupe Zurich à l’automne 2009, la conformité réglementaire des programmes d’assurance globaux, ne cesse d’agiter le landernau. Même si la pertinence de tels programmes reste entière, une claire remise en ordre des couvertures internationales est à l’ordre du jour. De quoi s’agit-il ? Dans de nombreux pays à travers le monde, l’activité assurantielle n’est pas autorisée pour les acteurs étrangers alors même que les multinationales industrielles et commerciales peuvent s’y implanter librement. D’où l’élaboration de listes, constamment mises à jour, pour recenser ces pays et constituer les programmes internationaux en fonction des exigences réglementaires de tel ou tel pays. Plutôt que de continuer à traiter du sujet au cas par cas sur la base de listes en constante évolution comme actuellement, la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (FFSA) travaille à la rédaction d’une clause de marché qui vise une formulation standard du type : « la couverture monde entier est accordée dans tous les pays sauf ceux où l’assureur n’a pas le droit d’y exercer ». Il est vrai que le risque est majeur pour l’assureur qui peut se voir refuser ou retirer sa licence pour exercer dans le pays où il a accordé une garantie sans y être autorisé. Parmi les fameux Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine), terre de cocagne des assureurs grands risques aujourd’hui, le Brésil est notamment dans ce cas là. Au départ perçue comme une problématique propre aux assureurs, courtiers et clients savent désormais qu’ils s’exposent eux aussi à de lourdes sanctions. Ainsi, en Algérie ou au Brésil, les clients encourent des peines de prison.


La retraite : un sujet pour les risk managers ?

Par La rédaction, LE 3 février 2011, 16:02

Si la réforme votée cette année en France a mis les retraites sous les feux de la rampe dans l’Hexagone, il va de soi que le vieillissement de la population, l’allongement de la durée du travail et le coût des retraites sont des sujets pour le moins internationaux. C’est dans ce contexte que Frédéric Lucas, risk manager de Publicis Groupe a animé un atelier posant clairement la question suivante : « Retraite : quelles contributions possibles pour les risk managers ? ». Paolo Marini de chez Zurich  lance le débat en évoquant une étude du cabinet d’actuaires londonien LCP : « l’évaluation du déficit global lié aux régimes de retraite des 100 premières entreprises mondiales atteint 160 milliards d’euros en 2010, soit 10 milliards de plus qu’en 2009 malgré l’augmentation des cotisations qui sont passées de 25 à 40 milliards ». Des chiffres qui donnent le vertige et dont l’ampleur explique l’intérêt que les risk managers portent à cette thématique qu’ils partagent avec les DRH. « Le DRH a toute sa place lorsqu’il s’agit de traiter de ces questions au niveau national. En revanche, il est important qu’il associe sa réflexion à celle du risk manager lorsque les enjeux sont internationaux », estime Solenn Queau, directeur commercial retraite, Siaci Saint-Honoré.


L’Etat du marché selon les assureurs

Par La rédaction, LE 3 février 2011, 14:02

Axa Corporate Solutions, Allianz Global Corporate & Specialty et Zurich, les trois leaders du marché français de l’assurance des risques d’entreprises, ont dressé l’état de l’art des tendances tarifaires, à l’aube ce matin, devant de nombreux congressistes. Et selon eux, l’activité dommages aux biens professionnels «  est tellement loin des prix techniques qu’il faudrait des hausses de tarifs de l’ordre de 20% pour simplement financer les sinistres graves ».
Toutefois, et même s’il s’agit de la branche la plus en vue, le dommage ne représente que 30 % de l’activité des assureurs auprès des entreprises, et les risques techniques, les lignes financières et même la RC, tarifient plus justement actuellement, selon les assureurs.
Anne-Marie Fournier, vice-présidente de l’Amrae et modératrice de la cession, est toutefois venue rappeler que par le passé, le dommage, en tant que branche prévisible à déroulement court, avait les faveurs des assureurs. Restée sans réponse, cette interpellation à toutefois donné la possibilité à Paolo Ribbotta, à la tête de l’activité française du groupe Zurich, de souligner que l’évolution de la société française était marqué par le passage de l’industrie vers les services, « avec des besoins de couvertures qui évoluent des assurances dommages vers des assurances de RC ou des risques de la chaîne logistique notamment ».
Outre la dégradation des résultats techniques en dommages depuis 2007, le contexte économique (baisse des taux, retour de l’inflation) vient compléter le noir tableau dressé par les assureurs. Au final, les intervenants ont réaffirmé leur velléité « d’amélioration de la qualité des primes » qui pourrait passer par des hausses de l’ordre de 5 à 10% pour les risques des PME-PMI et de 6,5% en dommages aux biens des grandes entreprises et de 4% en RC.