Sujets déjà débattus dans le cadre de la Fédération européenne des associations de risk-managers (Ferma), les questions de certification et d’attractivité du métier de risk-manager ont été l’objet de discussions lors des Rencontres de l’Amrae. Michel Dennery, vice-président du Ferma, a réaffirmé sa conviction qu’une certification au niveau européen est nécessaire, afin de déterminer et d’harmoniser les critères incontournables pour pouvoir exercer la profession, et donc les éléments indispensables à dispenser par les différentes formations existant dans les pays européens. Une sorte de « label » qui consacrerait quelque part la profession comme un ordre, à l’instar de celui des experts comptables. Une volonté qui semble aujourd’hui partagée par de nombreux professionnels, alors qu’elle était loin de faire l’unanimité il y a encore quelques mois. Au sujet de l’attractivité du métier, les avis étaient en revanche plus partagés. Pour certains, la question de la rémunération est un vrai sujet pour attirer les talents qui sortent des formations les plus pertinentes. Pour d’autres, ce point n’est pas le seul élément sur lequel travailler. Pour Alexander Mahnke, CEO de la business unit assurance de Siemens, et Gaëtan Lefèvre, risk manager de CMI et président de l’association belge des risk-managers, plutôt que la rémunération, la profession doit avant tout s’interroger sur son image, et sur la meilleure façon de faire connaître la profession.
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La profession réfléchit à son attractivité et à sa reconnaissance
Par La rédaction, LE 10 février 2012, 13:02Les risk managers insatisfaits de la couverture supply chain (Ferma)
Par La rédaction, LE 7 février 2012, 14:02Pas moins de 46 % des 153 risk managers interrogés estiment que les capacités proposées par les assureurs pour couvrir les risques liés à leur supply chain (chaîne d’approvisionnement) ne sont pas suffisantes. Voilà, un des résultats les plus significatifs de l’enquête menée par la Fédération Européenne de Risk Management (Ferma) suite au forum qu’elle a organisé à Stockholm en octobre dernier. 28% des intéressés estiment que les conditions sont trop restrictives dans ce domaine et 26 % considèrent même que les tarifs proposés sont trop élevés. Selon la Ferma, seulement 14% des répondants trouvent les capacités et couvertures suffisantes.
Du tremblement de terre et tsunami japonais de mars en passant par les inondations en Thaïlande de l’été, ces catastrophes naturelles successives viennent remettre la rupture des chaînes d’approvisionnement au cœur des débats de la gestion des risques. Pour preuve, près de 21 % des risk managers interviewés ont déjà subi des catastrophes ayant eu pour impact la rupture de leur supply chain.