Réunis vendredi matin autour de Bruno Dunoyer de Segonzac, vice-président de l’Amrae, cinq risk managers (Sanofi, Danone, Véolia Environnement, Michelin et Gemalto) se sont ouverts au public sur leurs aspirations, leurs différentes organisations et leurs enjeux au sein de l’entreprise. Interrogés sur la normalisation de leur profession, ils l’ont pour la plupart critiqué. “Quand on pousse trop les normes, on oublit l’essence des choses” lance Florence Vincent de chez Michelin. Aussi confortée dans son appréciation par Françoise Carli (Sanofi Aventis) qui explique que “justement, les vrais risques sur lesquels l’entreprise a besoin de nous sont ceux qui ne sont pas écrits par des règles. Trop de normes nous brise les ailes”. Et chacun d’ajouter que la normalisation n’est pas une stratégie et que l’intelligence humaine ne doit pas s’embarasser de trop de normes et de procédures. Enfin, avant de conclure leur débat, ils ont insisté sur le formidable outil que représente pour eux le benchmark des méthodes et des organisations, considérant que des Rencontres comme celle de Deauville les aides davantage à se structurer que n’importe quel ISO !
Par La rédaction, LE 4 février 2011, 13:02Les risk managers boudent les normes
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